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lundi 17 janvier 2011

Ça chine au Sénégal...

Le Sénégal fait l'objet d'articles peu glorieux aujourd'hui... Alors que les yeux sont rivés sur l'actualité arabe en général, maghrébine pour faire vite, tunisienne en particulier, on apprend que le Sénégal est "au bord de l'implosion"... aussi!! 

A Dakar, aurait eu lieu samedi 15 janvier, une manifestation contre la vie chère... Seul un millier de personnes y aurait participé, mais cet évènement est perçu comme les prémices d'une "exaspération grandissante" motivée par une augmentation des prix de denrées de premières nécessité qui iraient au-delà du seuil de 2008, "année de crise alimentaire". 

L'Etat, surendetté, chercherait une solution pour contrer l'augmentation des tarifs des biens "primaires" : un abaissement des taxes, comme il l'a été fait en Jordanie et en Libye, serait envisagé... geste symbolique, préventif... non mais on croit rêver....  

La Terre produit suffisamment de denrées alimentaires pour nourrir la planète... il n'y a qu'à s'intéresser au gaspillage alimentaire en France!!! Le 24 décembre 2010, France-info.com relayait l'information selon laquelle :

Un million et demi de tonnes de nourriture passent directement chaque année en France du chariot à la poubelle. Cela représente 20 kilos par personne et par an de denrées alimentaires. Nous jetons ainsi 7 kilos d'aliments non entamés, encore emballés ; de la viande, des produits laitiers, des plats cuisinés ET 13 kilos de restes de repas, des pâtes, du pain, des fruits et légumes peu abîmés.

Bref, facile alors d'imaginer quels sont les chiffres européens, américains, la somme des deux... Et juste "pour le fun", petit rappel : 




Dissection de poubelles du monde entier

Pendant ce temps là donc, en Afrique - et ailleurs - les populations subissent et la frustration grimpe, les révoltes risquent bien de s'enchaîner, les peuples, de se déchaîner (dans tous les sens du terme)... comment ne pas les comprendre et les encourager? 

A la problématique alimentaire s'ajoute bien entendu un ensemble d'autres problématiques - la vie publique d'un Etat n'est autres que la gestion d'un ensemble de problématiques n'est-ce pas - parmi lesquelles figure l'enjeu énergétique... Au Sénégal, dont la capitale fait l'objet d'incessantes pannes d'électricité, la Chine s'active!!!!!!!! Un accord vient d'être signé, le 14 janvier 2011 à Dakar, par lequel la Chine s'engage à prêter à l'Etat sénégalais "53 millions d'euros, destinés à améliorer la distribution d'électricité". 

Si seulement l'Homme pouvait recharger ses batteries à l'électricité.

En attendant, pour recharger les vôtres : 


Jean Racine : 








Badou Diop

lundi 11 octobre 2010

Mesures pour contrôler les prix et pallier le manque d’électricité – Le Courrier du Vietnam

« Prochainement, le gouvernement devra se pencher sur la prise de mesures synchroniques pour contrôler les prix et remédier à la pénurie d’électricité », a déclaré le Premier ministre Nguyên Tân Dung, lors de la réunion périodique de septembre du gouvernement, tenue le 30 septembre à Hanoi.

Concernant le contrôle des prix, selon M. Dung, il y aura prochainement une conférence nationale destinée à mettre en oeuvre la directive du Premier ministre en la matière, dont la maîtrise de l’inflation. Les prix sont étroitement liés à la politique de gestion monétaire et des crédits. Alors, au dire du chef du gouvernement, il faut maintenir la stabilité du taux d’intérêt de base. « La gestion de la politique monétaire doit être active et flexible au service de la croissance économique », a-t-il indiqué. Et de souligner l’importance d’enrayer la hausse des prix des marchandises de première nécessité, en tête médicaments et produits laitiers. « Ministères, services et localités doivent veiller à stocker suffisamment de marchandises en prévision de la fête du Têt », qui va venir dans 4 mois, a-t-il demandé.
S’agissant de la pénurie d’électricité, le Premier ministre a exhorté ce secteur, notamment le groupe Électricité du Vietnam (EVN), à « prendre des mesures énergiques » pour y pallier. Il importe d’accélérer l’exécution des projets et la mise en service des nouvelles centrales, d’acheter de l’électricité à l’étranger, de réguler rationnellement cette source d’énergie, de l’économiser dans les usines et au sein des ménages…
Continuer à maîtriser l’inflation
Ces 9 premiers mois de l’année, la situation socio-économique nationale a montré une évolution positive. La reprise économique s’est révélée assez rapide. La croissance du PIB a atteint 6,52%, avec une montée en puissance au fil des trimestres (5,83% au 1er, 6,40% au 2e et 7,16% au 3e). L’accroissement de la production industrielle a été supérieur au plan annuel.
Les exportations ont poursuivi leur augmentation, avec une valeur totale estimée à 51,5 milliards de dollars en 9 mois, en hausse de 23,2% en glissement annuel, soit près de 4 fois plus que l’objectif fixé par l’Assemblée nationale (plus de 6%). Treize articles d’exportation ont franchi le seuil d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires, dont prêt-à-porter, pétrole brut, chaussures, produits aquatiques, riz, bois et produits en bois, caoutchouc, café… L’importation excédentaire s’est élevée à environ 8,58 milliards de dollars, soit 16,7% du montant total des exportations. Il s’agit du taux le plus bas de ces dernières années.
Mais ces bons résultats ne doivent pas occulter le fait que l’économie nationale est encore face à de nombreux défis. L’indice des prix à la consommation au cours des 9 premiers mois a augmenté de 8,64% par rapport à la même période de 2009. Le « gel » de certaines grandes économies mondiales a exercé une mauvaise influence sur les exportations nationales. Les entreprises de production et commerciales rencontrent encore des difficultés dans la mobilisation des capitaux en raison des taux d’intérêt élevés des prêts bancaires. La pénurie d’électricité, les calamités naturelles, les épizooties et épiphyties ont toujours un impact fort sur la production agricole et la vie des habitants.
Face à cette situation, le gouvernement a demandé aux ministères, services et localités de prendre, d’ici la fin de l’année, 11 mesures principales, la priorité étant donnée à la maîtrise de l’inflation.
Minh Quang/CVN
(01/10/2010)

Electricité en Afrique de l’Ouest : la crise perdure, forte hausse de la demande dans dix ans



Ouestafnews – L’ensemble de l’Afrique de l’Ouest va connaître une importante hausse de la demande en électricité d’ici 10 ans, a affirmé un haut responsable de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao, 15 pays), alors que la demande actuelle dans ce domaine reste largement insatisfaite dans les différents pays de la sous-région.


La « demande va atteindre en 2020 un taux record de 22.000 mégawatts (MW) alors qu’elle s’élevait à 6.500 MW en 2003 », a laissé entendre James Victor Gbeho, président de la Commission lors d’un Forum des affaires qui se tient à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoiren, pays également touché par la crise énergétique. 

« Cette augmentation fulgurante de la demande implique la responsabilité des gouvernements mais aussi celle du secteur privé qui doivent mettre en place des projets ambitieux et innovants », a souhaité le patron de l’organisation sous-régionale à l’ouverture du Forum. 

Selon Victor Gbeho, cette montée de la demande due à « l’industrialisation et à la croissance démographique », ne doit pas occulter le problème de l’accès insuffisant et inégal des populations à l’électricité. 

« Seuls 30 % de la population de la région ont accès direct à l’électricité avec de fortes disparités entre les zones urbaines et les zones rurales, la grande majorité utilisant toujours la biomasse comme source d’énergie », a-t-il révélé selon le texte parvenu à Ouestafnews. 

Une crise énergétique aigüe persiste dans la quasi-totalité de la sous région, malgré beaucoup d’annonces de la part des organisations sous régionales, dont la Cedeao, qui promettent depuis des années de nouvelles « initiatives » pour mettre fin au déficit en énergie électrique, mais apparemment sans succès. 

Parmi ces initiatives figurent la mise en place d’une Autorité régionale de régulation de l’électricité (basée a Accra au Ghana), d’un centre des énergies renouvelables à Praia au Cap-Vert et du Pool ouest africain de l’énergie. 

Au niveau de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa, huit pays), existe également un projet appelé « Initiative régionale de développement de l’énergie » (Ired). 

En dépit de toutes ces initiatives et de toutes ces structures, la question de la distribution de l’énergie électrique en quantité suffisante reste un casse-tête pour l’ensemble de la sous-région. 

Des pays, comme la Côte d’Ivoire, qui jusqu’à une période récente semblaient épargnés, sont aujourd’hui touché par la crise énergétique, alors que dans des pays comme le Sénégal, les foyers sont presque tous retournés à la « bougie » et les entreprises publiques ou privées ne tournent à plein régime que si elles disposent d’un groupe électrogène. 

Des situations que des nations comme le Nigeria (pourtant gros producteur de pétrole), ou la Guinée Bissau dont l’économie est paralysée depuis plus d’une décennie, connaissent depuis des années. 
En mars 2010, le Commissaire de l’Uemao chargé du département du Développement de l’entreprise des télécommunications et de l’énergie, Guy Amédée Adjonohoun, avait particulièrement mis en cause la facture pétrolière de l’Union qui est « passée de 639 milliards de F CFA en 2003 à plus de 1300 milliards en 2006, soit un accroissement de 42% par an ». 

Mais pour les observateurs et les associations consuméristes, la facture pétrolière n’explique pas tout et l’on dénonce la gouvernance des sociétés de distribution d’énergie électrique qui relèvent pour la plupart du secteur public. 

Cette situation critique du secteur de l’électricité est partout marquée par des délestages récurrents et pose de sérieux handicaps aux populations dont les activités économiques se trouvent bloquées, causant parfois de vives tensions sociales. 

Au Sénégal par exemple, les populations ont renoué depuis quelques jours avec les « émeutes de l’électricité », pour manifester leur mécontentement. 

Sénégal | Emeutes de l’électricité : La situation devient explosive

01/10/10




Les émeutes de l’électricité continuent dans la capitale du pays, Dakar. A Scat Urbam, des milliers de jeunes sont sortis dans la soirée du jeudi pour manifester leur colère. "Nous avons marre de ce régime. On en a marre de ces gens", a indiqué un manifestant interrogé par la radio Sud Fm. "C’est la seule solution que nous avons pour régler les problèmes, allumer les pneus", a dit la même source., "Ces gens-là, nous snobent, ils sont bien installés dans leurs bureaux avec leurs climatiseurs et nous narguent", précise la même source.
A Thiès également des manifestants nocturnes ont été notés. Au quartier Ndamatou de Touba, des centaines de jeunes ont voulu assiéger le siège de la Sénélec, mais face à la détermination des forces de l’ordre, ils ont rebroussé chemin.
Pour revenir à la situation à Dakar : quatre bus Dakar Dem Dikk ont été saccagés au point que les syndicats de la maison demandent l’arrêt des bus pour montrer également leur mécontentement face à cette situation.
Source : Politicosn